Une femme de 57 ans se présente à votre clinique pour une dysurie persistante sans pollakiurie ni urgence mictionnelle. Elle présente une dyspareunie et une sensation de brûlure périnéale qui s’accompagne de démangeaisons, mais sans écoulement ou saignement. Elle a eu une dysurie il y a 10 semaines, laquelle a été traitée à l’aide d’antibiotiques, mais les symptômes ne sont pas disparus. Ses antécédents médicaux sont par ailleurs sans particularité, et elle n’a pas de cycles menstruels depuis 2 ans. Elle ne prend pas de médicaments. L’examen génital révèle un méat urétral proéminent et un érythème vulvovaginal, et aucune lésion cutanée n’est observée. Les résultats d’une culture du col sont normaux. Les résultats d’une échographie abdomino-pelvienne menée récemment se sont avérés normaux.
La patiente ne veut pas d’ordonnance dans l’immédiat. Laquelle des options suivantes constitue le traitement de première intention le plus indiqué? Choisissez une seule réponse.
Après 6 semaines, la patiente revient à votre clinique et déclare que ses symptômes se sont atténués, mais ne sont pas disparus. Elle demande des médicaments. Lequel des traitements pharmacologiques suivants est le plus indiqué pour cette patiente? Choisissez une seule réponse, ou sélectionnez « Aucun » si aucun traitement n’est indiqué.
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Ce tableau clinique est compatible avec le syndrome génito-urinaire de la ménopause, caractérisé par un faible taux d’œstrogènes qui cause une atrophie vulvovaginale et périurétrale. Cela peut causer une dysurie sans pollakiurie ou urgence mictionnelle, une dyspareunie ainsi qu’une sensation de brûlure et/ou de démangeaison sans écoulement. L’examen physique peut révéler un méat urétral proéminent et un érythème vulvovaginal, et on peut s’attendre à des résultats normaux à la culture du col. Les hydratants vaginaux représentent un traitement de première intention approprié, car ils améliorent l’hydratation et l’élasticité des tissus atrophiques et peuvent réduire les symptômes urinaires et sexuels liés à l’irritation. Le fait de boire 8 verres d’eau par jour peut diluer l’urine, mais ne permet pas de traiter l’atrophie et peut aggraver la nycturie chez certains patients. Le jus de canneberge cible l’adhérence bactérienne en cas d’infections urinaires récurrentes, ce qui est moins probable compte tenu des symptômes persistants de la patiente malgré la prise d’antibiotiques et de l’absence d’urgence mictionnelle, de pollakiurie ou les deux. La physiothérapie du plancher pelvien est plus utile dans les cas de syndrome de douleur pelvienne, d’incontinence urinaire et de prolapsus des organes pelviens; elle ne traite pas directement la muqueuse atrophique. La thérapie cognitivo-comportementale peut aider la patiente à composer avec la douleur chronique, mais elle ne remédiera pas à la fragilité sous-jacente de la muqueuse. Les probiotiques vaginaux visent à modifier la flore vaginale et ne sont pas un traitement de première intention établi contre les symptômes atrophiques sans caractéristiques infectieuses.
Bachmann GA, Pinkerton JV. Genitourinary syndrome of menopause: Clinical manifestations and diagnosis of vulvovaginal symptoms. UpToDate. Mis à jour le 27 mars 2026. Consulté le 8 mai 2026.
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Une amélioration partielle après l’utilisation d’hydratants concorde avec un processus atrophique qui n’a pas répondu complètement au traitement non hormonal, si bien que l’application locale d’œstrogènes est appropriée parce qu’elle traite les changements sous-jacents causés par l’hypo-œstrogénie, rétablissant l’épithélium vaginal et périurétral et atténuant les symptômes. La bétaméthasone est utilisée pour traiter les dermatoses inflammatoires (souvent accompagnées de changements cutanés visibles) et ne conviendrait pas à une patiente qui ne présente aucune lésion et dont les résultats sont normaux à l’examen, à l’exception de l’érythème. Le clotrimazole traite la candidose vulvovaginale, qui s’accompagne généralement d’écoulements et de résultats caractéristiques; les résultats normaux de l’examen vaginal et de la culture rendent ce diagnostic improbable. L’oxybutynine cible l’hyperactivité vésicale avec urgence mictionnelle et pollakiurie, laquelle est absente dans ce scénario. La progestérone ne traite pas le syndrome génito-urinaire de la ménopause et ne remédierait pas à l’atrophie locale. La ciprofloxacine cible l’infection bactérienne des voies urinaires, mais les symptômes persistants – malgré les antibiotiques pris antérieurement et l’absence de signes caractéristiques de la cystite – n’indiquent pas la présence d’une infection. L’escitalopram est indiqué pour le traitement des troubles de l’humeur, des troubles anxieux ou des deux, et ne traiterait pas la cause atrophique locale des symptômes de la patiente. La réponse « Aucun » est inexacte dans ce cas puisqu’un traitement est indiqué.
Bachmann GA, Pinkerton JV. Genitourinary syndrome of menopause: Clinical manifestations and diagnosis of vulvovaginal symptoms. UpToDate. Mis à jour le 27 mars 2026. Consulté le 8 mai 2026.