Ces huit exemples de cas gratuits vous aideront à vous familiariser avec le style et le format de l’examen lié à la prise de décisions thérapeutiques (PDT). Choisissez vos réponses en cliquant sur les options proposées, puis défilez la page vers le bas pour comparer vos choix avec les bonnes réponses, lire les justifications et consulter les références. Vous pouvez modifier vos réponses à tout moment pendant que vous consultez le cas, mais elles ne seront pas enregistrées lorsque vous passerez à un autre cas. Chaque question indique le nombre de réponses à sélectionner. Toutefois, contrairement à l’examen réel, ces exemples de cas ne vous empêchent pas de choisir plus de réponses que le nombre demandé. Utilisez les flèches « retourner » et « continuer » au bas de la page Web pour passer d’un cas à l’autre.
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Un homme de 50 ans se présente à votre clinique pour une fièvre, un essoufflement et une toux s’accompagnant d’expectorations jaune-vert qui persistent depuis 4 jours. Il a des antécédents tabagiques de 30 paquets-années et il présente une toux matinale chronique. Ses signes vitaux sont les suivants :
À l’examen, il s’exprime par des phrases complètes et présente des sibilances à l’auscultation des 2 champs pulmonaires.
Lesquels des médicaments suivants sont les plus indiqués pour le tableau clinique aigu de ce patient? Choisissez 3 réponses.
Le patient revient pour un suivi. Lesquelles des interventions suivantes sont les plus importantes pour prévenir d’autres épisodes? Choisissez 3 réponses.
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La prise en charge optimale en présence de ce tableau clinique est celle d’une exacerbation aiguë de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Les symptômes de fièvre, d’essoufflement et de toux grasse s’accompagnant d’expectorations jaune-vert caractérisent l’exacerbation. Le patient présente une toux matinale chronique, et ses antécédents de tabagisme de longue date correspondent à un diagnostic possible de MPOC. Le salbutamol entraîne une bronchodilatation rapide pour soulager les sibilances et l’essoufflement. La prednisone accélère le rétablissement et améliore la circulation d’air en réduisant l’inflammation aiguë des voies respiratoires pendant une exacerbation. Les expectorations jaune-vert évoquent une atteinte bactérienne, ce qui fait de l’amoxicilline-clavulanate un antibiotique de première intention raisonnable en consultation externe. La ciprofloxacine ne couvre pas les agents pathogènes habituellement observés dans les cas d’exacerbation de la MPOC. La fluticasone et le budésonide (corticostéroïdes en inhalation) sont des traitements d’entretien qui ne procurent pas l’effet anti-inflammatoire rapide et de courte durée qui est nécessaire dans le cas présent; ils peuvent cependant être envisagés s’il existe une contre-indication à l’utilisation de la prednisone par voie orale. Le tiotropium et le salmétérol sont des bronchodilatateurs d’entretien plutôt que des agents visant un soulagement rapide. L’acétaminophène et l’acide acétylsalicylique (AAS) ne traitent que la fièvre, la douleur ou les deux, et non l’exacerbation. Le cefprozil n’est pas un traitement de première intention privilégié dans ce contexte; il est utilisé comme antibiotique de deuxième intention. La théophylline apporte des bienfaits limités et présente un risque de toxicité accru.
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Les interventions visant à prévenir d’autres exacerbations de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) se concentrent sur la réduction des lésions présentes dans les voies respiratoires et l’atténuation du risque d’infections respiratoires qui précipitent souvent les poussées. L’abandon du tabac est l’intervention la plus efficace, car une exposition continue au tabac entraîne des symptômes de bronchite chronique et augmente la fréquence des exacerbations. Le vaccin contre la grippe réduit le risque d’infections virales saisonnières qui déclenchent souvent une aggravation de la toux et de l’essoufflement, et le vaccin antipneumococcique réduit le risque de pneumonie à pneumocoques et de maladie invasive chez les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire chronique. Adopter un régime alimentaire sain et équilibré représente un bon conseil général, mais ne réduit pas spécifiquement la fréquence des exacerbations de la MPOC. Le vaccin contre la coqueluche et le vaccin antiméningococcique ne sont habituellement pas privilégiés pour prévenir les exacerbations de la MPOC. L’évitement de la pollution environnementale ou des allergènes peut aider certaines personnes, mais cette intervention est moins fiable et plus difficile à mettre en œuvre que l’abandon du tabac et la vaccination. Le passage à un dispositif de vapotage expose encore les voies respiratoires à des irritants et ne constitue pas une stratégie de prévention éprouvée. La réduction graduelle de la dose de prednisone n’apporte aucun bienfait supplémentaire une fois que le traitement de courte durée prend fin. Le lavage fréquent des mains aide à réduire le risque de transmission, mais il n’est pas aussi efficace que la vaccination, car la plupart des agents pathogènes sont aéroportés. Le triméthoprime-sulfaméthoxazole en prophylaxie n’est pas utilisé pour prévenir les exacerbations de la MPOC et entraîne des effets indésirables et une pression relative à la résistance.