Le Conseil médical du Canada

S’adapter à la pandémie du coronavirus

S’adapter à la pandémie du coronavirus

L’année 2020 a été difficile pour beaucoup de gens dans le monde. La propagation rapide du coronavirus a entraîné la perte de vies et de moyens de subsistance, la fermeture de frontières et d’organisations et un changement de mode de vie radical. Alors que les autorités de la santé publique imposent des restrictions strictes pour freiner la propagation, les organisations n’ont eu d’autre choix que d’évoluer avec elles afin de continuer à offrir les biens et services sur lesquels compte la population.

En tant que service essentiel, le Conseil médical du Canada (CMC) a adapté bon nombre de ses activités afin d’assurer l’évaluation continue des étudiants et des diplômés en médecine au Canada et à l’étranger. En période de crise de santé publique, le besoin de médecins compétents est encore plus grand, et les Canadiens s’attendent à ce que les normes de soins rigoureuses continuent d’être respectées.

L’apparition soudaine de la pandémie au Canada a mené à la décision difficile de reporter deux examens au printemps, soit l’examen d’aptitude du Conseil médical du Canada (EACMC), partie I, et l’EACMC, partie II. Il était toutefois clair que l’évaluation des étudiants et des diplômés en médecine devrait reprendre le plus tôt possible afin d’assurer la continuation de l’octroi des permis d’exercice aux médecins formés et, par conséquent, l’entrée de nouveaux médecins en exercice.

Le report de nos examens en raison de la COVID-19 au printemps nous a donné l’occasion d’innover, et c’est ce que nous nous sommes efforcés de faire. Il y avait peu de disponibilité dans les centres d’examen au cours de la phase initiale de la pandémie en raison des restrictions en matière de santé publique. Nous avons ainsi travaillé avec notre partenaire dans l’administration d’examens, Prometric, pour lancer une option de surveillance à distance pour l’EACMC, partie I, afin de permettre aux candidats de se déplacer le long du cheminement au permis d’exercer tout en restant à la maison. Malheureusement, au cours du premier mois de ce nouveau modèle de prestation, les candidats ont éprouvé plusieurs difficultés techniques, en grande partie liées à des problèmes de connectivité Internet. Bien que certains problèmes de connectivité aient persisté tout au long de la session d’examen, nous avons travaillé avec Prometric pour résoudre la majorité des problèmes techniques rencontrés. À ce jour, plus de 3 000 candidats ont complété l’examen et seulement trois pour cent d’entre eux ont dû reporter leurs examens.

Au moment où la courbe de transmission de la pandémie a commencé à s’aplatir et que les recommandations en matière de santé publique pour l’utilisation des espaces publics intérieurs sont devenues plus robustes, Prometric a été en mesure d’offrir des places dans de plus en plus de centres d’examen, offrant aux candidats de l’EACMC, partie I, le choix de passer l’examen en personne.

Le CMC et Prometric ont mis en place des politiques exhaustives sur la distanciation physique et des mesures de protection individuelle pour les centres d’examen. Le CMC a donc décidé de poursuivre l’administration reportée de l’EACMC, partie II, et d’offrir l’examen de la Collaboration nationale en matière d’évaluation, deux examens cliniques objectifs structurés (ECOS), exigeant la présence physique des candidats dans les centres d’examen. Les procédures ont été modifiées afin de minimiser les risques et d’accorder la priorité à la sécurité de tous ceux qui participent aux examens. Les mesures comprennent les masques obligatoires et la distanciation physique, la disponibilité du désinfectant pour les mains et des restrictions sur les interactions entre candidats, examinateurs et participants standardisés.

Nous sommes ravis que les examens en personne se poursuivent cet automne, conformément aux lignes directrices locales et internationales en matière de santé publique. Le CMC surveille de près la pandémie et est prêt à agir rapidement si la situation évolue et pose un risque excessif pour la santé et la sécurité des candidats et du personnel.

Les six derniers mois ont été difficiles. Cependant, à mesure que nous nous habituons à notre nouvelle normalité, nous adaptons les évaluations médicales au contexte de la pandémie, nous examinons les évaluations futures en tirant parti des leçons que nous avons apprises et nous assurons un flux régulier de médecins détenant un permis d’exercice pour la sécurité continue des patients au Canada.