Un homme de 25 ans se présente à votre clinique pour obtenir des conseils à propos de son diagnostic récent d’hépatite B chronique. Il a rendez-vous avec un hépatologue dans quelques semaines.
Lesquelles des recommandations suivantes sont les plus importantes à aborder aujourd’hui pour prévenir la transmission du virus de l’hépatite B? Choisissez 3 réponses.
Compte tenu du diagnostic, lequel des vaccins suivants devrait être administré en priorité au patient? Choisissez une seule réponse.
Le traitement contre l’hépatite B chronique est amorcé. Lesquelles des options suivantes sont les objectifs du traitement? Choisissez 2 réponses.
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Le virus de l’hépatite B se propage efficacement lors de contacts sexuels et de l’exposition à du sang contaminé; par conséquent, les conseils doivent être axés sur la réduction de ces voies de transmission. L’utilisation de condoms diminue systématiquement l’exposition aux liquides biologiques infectieux. Le don de sang est contre-indiqué en raison du risque de transmission du virus de l’hépatite B. Le partage d’aiguilles est contre-indiqué, car il cible la voie de transmission par le sang, qui comporte le risque le plus élevé. La vaccination contre l’hépatite B est importante pour les contacts familiaux ou sexuels possibles, ou les deux. Toutefois, dans le cas présent, la vaccination n’est pas une étape de prévention importante sur le plan personnel, car le patient est déjà atteint d’une hépatite B chronique. Se laver les mains régulièrement et recouvrir toutes les plaies de pansements sont des mesures d’hygiène générale qui n’éliminent pas les principales voies de transmission dans des milieux communautaires types. Les voyages à l’étranger n’ont rien à voir avec la transmission du virus de l’hépatite B. Éviter les tatouages ou les perçages peut réduire l’exposition à des instruments contaminés, et le choix de milieux de service réglementés et sécuritaires atténue le risque; toutefois, ces aspects ne sont pas importants dans le cas présent. Éviter les activités sexuelles n’est pas nécessaire, car des pratiques sexuelles à moindre risque permettent d’atténuer efficacement le risque.
Lok ASF. Hepatitis B virus infection: Overview of management. UpToDate. Mis à jour le 10 septembre 2024. Consulté le 21 janvier 2026.
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Dans le cas d’une hépatite B chronique, le vaccin contre l’hépatite A est le plus important à administrer, car une surinfection par l’hépatite A peut précipiter une hépatite aiguë grave, voire une insuffisance hépatique, chez une personne atteinte d’une hépatopathie chronique sous-jacente. La vaccination contre l’hépatite A prévient la survenue d’une autre hépatite virale potentiellement grave aggravant l’hépatite et le risque de décompensation. La vaccination contre l’hépatite B n’est pas utile une fois que l’infection chronique est établie. Les vaccins antitétanique, antidiphtérique, anticoquelucheux acellulaire, antiméningococcique, antipneumococcique, ou des associations de ceux-ci, peuvent être indiqués selon les calendriers de vaccination habituels, les facteurs de risque ou les comorbidités. Cependant, ces vaccins n’éliminent pas précisément une complication importante et prévisible qui est aggravée exclusivement par l’hépatite B chronique, comme le fait la vaccination contre l’hépatite A.
Lok ASF. Hepatitis B virus infection: Overview of management. UpToDate. Mis à jour le 10 septembre 2024. Consulté le 21 janvier 2026.
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Les principaux objectifs du traitement d’une hépatite B chronique consistent à supprimer la réplication virale, à prévenir la progression vers la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire, et à réduire la transmission. Ces objectifs orientent les décisions en matière de traitement antiviral, de surveillance et de vaccination des contacts. La réduction de la coinfection par le VIH n’est pas un objectif du traitement de l’hépatite B; elle nécessite des stratégies de prévention distinctes. La réduction des symptômes de l’hépatite B n’est souvent pas un objectif principal, car de nombreux patients sont asymptomatiques et le fardeau des symptômes ne permet pas de surveiller l’activité virale de façon fiable. Bien que le traitement antiviral de l’hépatite B chronique puisse entraîner la normalisation des enzymes hépatiques, il ne s’agit pas d’un paramètre thérapeutique central. De même, la normalisation du taux de créatinine ou la prévention de l’immunosuppression ne sont pas des objectifs principaux du traitement de l’hépatite B.
Lok ASF. Hepatitis B virus: Overview of management. UpToDate. Mis à jour le 10 septembre 2024. Consulté le 21 janvier 2026.