Douleur musculosquelettique non articulaire | Le Conseil médical du Canada
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Objectifs d’examen du CMC Expert médicalDouleur articulaireDouleur musculosquelettique non articulaire

Douleur musculosquelettique non articulaire

Version: mars 2026
ID hérité: 50-3

Explication

Bien que la douleur musculosquelettique non articulaire soit une affection courante, elle est rarement due à une affection susceptible de causer des dommages ou de mettre la vie en danger. Parfois appelée « douleur des tissus mous », elle constitue une source courante de préoccupation et un motif fréquent de consultation médicale.

Étiologie

(liste non exhaustive)

  1. Douleur généralisée
    1. Douleur aiguë (p. ex. infections virales)
    2. Douleur chronique (p. ex. fibromyalgie)
  2. Douleur localisée
    1. Douleur aiguë
      1. Traumatisme
      2. Infection (p. ex. ostéomyélite, fasciite nécrosante)
      3. Causes vasculaires (p. ex. syndrome des loges/compartimental, drépanocytose)
      4. Douleur référée viscérale (p. ex. douleur à la pointe de l’épaule droite due à une cholécystite aiguë ou à un infarctus splénique; douleur à la pointe de l’épaule due à un abcès sous-phrénique ipsilatéral; anévrisme disséquant; pleurésie; péricardite)
    2. Douleur chronique
      1. Causes mécaniques (p. ex. tendinopathie, bursite, enthésite)
      2. Causes vasculaires (p. ex. claudication intermittente)
      3. Causes néoplasiques
      4. Causes neuropathiques
      5. Syndrome douloureux régional complexe

Objectifs principaux

Dans le cas d’un patient présentant une douleur musculosquelettique, le candidat devra pouvoir distinguer les symptômes dus à des causes osseuses, articulaires, musculaires, nerveuses ou vasculaires. Le candidat devra pouvoir ensuite classifier la pathologie sous-jacente probable et déterminer si une intervention d’urgence est nécessaire.

Objectifs spécifiques

Dans le cas d’un patient présentant une douleur musculosquelettique, le candidat devra

  1. énumérer et interpréter les constatations cliniques cruciales, notamment celles fondées sur :
    1. la détermination du mécanisme anatomique et pathogène probable de la douleur;
    2. la détermination à savoir si un examen urgent est nécessaire;
    3. la détermination des facteurs déclenchants potentiels;
    4. une évaluation de l’impact fonctionnel;
    5. les antécédents liés aux activités professionnelles et récréatives;
  2. énumérer les examens essentiels et en interpréter les résultats, notamment :
    1. les examens initiaux appropriés (p. ex. analyses de laboratoire, radiographies);
    2. les examens plus poussés ou spécialisés (p. ex. échographie Doppler, imagerie par résonance magnétique, études de conduction nerveuse), s’il y a lieu;
  3. établir un plan efficace de prise en charge, notamment :
    1. prise en charge urgente ou aiguë en cas de pathologie grave;
    2. information et conseils à propos des affections bénignes ou spontanément résolutives;
    3. conseils sur le retour à la vie normale;
    4. orientation vers des soins spécialisés, s’il y a lieu.