Des leaders et des partenaires de l’ensemble du système de santé se sont réunis en septembre pour l’Assemblée annuelle du Conseil médical du Canada (CMC) de 2026. Sous le thème « Renforcer les effectifs en médecine au Canada : les bonnes compétences et le bon champ d’exercice au bon moment », les participants se sont penchés sur certains des défis complexes auxquels fait face le système de santé et ont exploré des pistes pour renforcer la main-d’œuvre médicale du pays afin de mieux favoriser l’accès à des soins sécuritaires et de grande qualité.
L’assemblée, qui s’est tenue au siège social du CMC à Ottawa les 28 et 29 septembre, a réuni des participants d’organismes partenaires, qui ont entendu divers conférenciers et présentateurs, dont la Dre Samantha Nutt, médecin et fondatrice de War Child Canada, qui a prononcé le discours principal. S’appuyant sur son travail humanitaire, la Dre Nutt a parlé des difficultés inhérentes à la transformation de systèmes complexes, encourageant les participants à remettre en question les présupposés, à s’attaquer aux problèmes difficiles et à reconnaître que le progrès peut exiger des solutions imparfaites. Les participants ont également entendu Nik Nanos, scientifique en chef des données et fondateur de Nanos Research, qui a ouvert l’assemblée en présentant les résultats d’une récente étude d’opinion publique nationale commandée par le CMC.

Une séance plénière consacrée à la mobilité des médecins et aux parcours d’accès à l’exercice entre les différentes administrations a réuni des intervenants du Canada et des États-Unis. Lors d’une discussion animée par le directeur général du CMC, le Dr Viren Naik, les panélistes Mme Stephanie Price, directrice générale de la Fédération des ordres des médecins du Canada, le Dr George Abraham, président du conseil d’administration de la Federation of State Medical Boards, et la Dre Lyuba Konopasek, vice-présidente principale d’Intealth, ont discuté de la façon dont les organismes de réglementation et d’autres organisations peuvent répondre aux besoins en matière de main-d’œuvre médicale tout en préservant la confiance du public, soulignant également les contributions des médecins formés à l’étranger.

Cette séance portait sur l’expérience des Canadiens étudiant la médecine à l’étranger et sur les obstacles qu’ils rencontrent lorsqu’ils souhaitent revenir au Canada pour leur formation postdoctorale. Après avoir entendu les témoignages d’étudiants en médecine de la Ross University School of Medicine à la Barbade, dont la Dre Holmes est la doyenne, le groupe a cerné des difficultés récurrentes pour ces étudiants, notamment de l’information fragmentée, des obstacles financiers et un accès limité aux stages facultatifs et aux postes de résidence. Menées par la Dre Holmes et le Dr Harvey, médecin et directeur de programme à L’Hôpital d’Ottawa, les discussions de groupe qui ont suivi ont porté sur la nécessité d’une plus grande transparence et prévisibilité pour les Canadiens qui choisissent d’étudier à l’étranger ainsi que les moyens concrets de mieux les soutenir, que ce soit en fournissant de l’information plus tôt dans le parcours des étudiants, en créant des ressources plus centralisées ou encore en renforçant les liens et le mentorat entre les étudiants à l’étranger et le système médical canadien. Les participants ont aussi examiné la façon dont la capacité de formation pourrait mieux répondre aux besoins en main-d’œuvre médicale du Canada. Ils ont souligné l’importance de tenir compte de l’équité et de l’accès entre les différents groupes de médecins formés à l’étranger, l’objectif général étant de permettre aux médecins qualifiés de contribuer aux soins au Canada.
Dans le cadre d’un exercice visant à examiner le travail requis et les ressources manquantes pour offrir des soins de courte durée sécuritaires et efficaces, les participants de cette séance ont utilisé des marqueurs et du papier pour tracer le parcours de patients fictifs dans différents milieux de soins de courte durée. En recensant les nombreux travailleurs de la santé qui interviennent dans les soins d’un seul patient, l’exercice a aussi fait ressortir la complexité des soins aux patients gravement malades, surtout lors des transitions entre fournisseurs de soins de santé et milieux de soins. En traçant concrètement le parcours des patients, les participants à l’atelier ont facilement repéré des difficultés liées à la communication, aux transferts de soins, à la planification des congés, à l’accès aux soins primaires et à la clarté des rôles et responsabilités. Les animateurs, le Dr McLeod, directeur général de Leadership Essentials Canada Inc., et la Dre Forestier, registraire et cheffe de la direction du College of Physicians and Surgeons of Alberta, ont guidé le groupe dans le repérage des lacunes en matière de formation, d’évaluation, de supervision et de reddition de comptes. Le groupe a aussi cherché à déterminer où une normalisation à l’échelle nationale pourrait simplifier les processus afin d’améliorer les soins de courte durée au Canada.
La première journée de l’Assemblée annuelle de 2026 s’est terminée par un souper soulignant les lauréats des prix annuels du CMC.