Explication
Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU), y compris l’incontinence ou la rétention urinaire avec ou sans obstruction, sont fréquents chez les adultes de tous âges. La prévalence et la gravité des SBAU augmentent avec l’âge et constituent un problème majeur chez les adultes plus âgés (≥ 65 ans). Bien qu’en général les SBAU ne causent pas de maladies graves, ils constituent un motif fréquent de consultation médicale. Ils peuvent affecter la qualité de vie et être le signe d’une affection grave de l’appareil urogénital.
Étiologie
(liste non exhaustive)
- Infections et inflammations (p. ex. cystite, prostatite)
- Affections d’origine structurale (p. ex. urolithiase, prolapsus, hypertrophie bénigne de la prostate, altérations du plancher pelvien en postpartum)
- Affections médicales (p. ex. diabète sucré, sclérose en plaques, pathologie de la moelle épinière)
- Usage de médicaments (p. ex. anticholinergiques, opioïdes)
- Incontinence
- Transitoire (p. ex. polyurie, diminution de la capacité à se rendre aux toilettes, usage de médicaments, usage d’alcool)
- D’origine neurologique
- D’origine anatomique (p. ex. incontinence à l’effort, urgence mictionnelle, miction par regorgement, incontinence mixte)
Objectifs principaux
Dans le cas d’un patient ou d’une patiente présentant des SBAU, le candidat devra en diagnostiquer la cause et la gravité, identifier les affections prédisposantes et les complications connexes, et mettre en place un plan de prise en charge initiale approprié.
Objectifs spécifiques
Dans le cas d’un patient ou d’une patiente présentant des SBAU, le candidat devra
- énumérer et interpréter les constatations cliniques cruciales, notamment celles fondées sur :
- l’identification des SBAU en cause (p. ex. symptômes associés aux phases de remplissage, de miction et de post-miction) et la détermination de leur durée, de leur gravité et de leurs répercussions sur la qualité de vie;
- un examen adéquat des antécédents médicaux du patient ou de la patiente en vue de déterminer les causes possibles et les affections comorbides connexes;
- une évaluation des médicaments utilisés, y compris les produits de santé naturels et les médicaments en vente libre;
- la présence ou l’absence de symptômes systémiques;
- un examen physique centré sur les symptômes urologiques et autres affections médicales (p. ex. examen de l’abdomen, examen pelvien, toucher rectal);
- tenir compte du fait que les examens à prescrire initialement dépendront du tableau clinique, puis énumérer les examens essentiels et en interpréter les résultats, notamment :
- les analyses de laboratoire (p. ex. fonction rénale, analyse d’urine, culture);
- les examens d’imagerie médicale (p. ex. échographie, tomodensitométrie);
- établir un plan efficace de prise en charge initiale, notamment :
- prise en charge immédiate, selon les indications (p. ex. cathétérisme vésical);
- détermination à savoir si le patient a besoin de soins urgents et/ou spécialisés;
- mise en œuvre d’un traitement conservateur, selon les indications (p. ex. orientation vers un programme de gestion de l’incontinence);
- recours à des tests de dépistage (p. ex. dosage de l’antigène spécifique de la prostate [ASP]);
- prescription d’un traitement pharmacologique approprié (p. ex. antibiotiques, anticholinergiques);
- évaluation de l’impact psychosocial (p. ex. incontinence urinaire);
- orientation en vue d’un counselling approprié, au besoin.