Le Conseil médical du Canada

Erreurs communes

Erreurs communes commises par les candidats durant les stations des examens cliniques objectifs structurés

Cette page illustre des erreurs communes commises par les candidats durant les stations des examens cliniques objectifs structurés. Soyez vigilant et évitez ces scénarios.

Les consignes ne sont pas lues attentivement

Il faut lire les consignes concernant la tâche et le problème médical du patient. Les verbes utilisés dans les consignes sont importants, de même que les limites stipulées dans les questions.

Par exemple :

  • Si la tâche consiste à prendre une anamnèse ciblée, le candidat n’obtiendra des points que s’il prend une anamnèse pertinente du point de vue clinique. Vous n’obtiendrez pas de points sur les conseils ou les avertissements que vous prodiguez au patient si la tâche est de recueillir l’anamnèse.
  • Si la tâche consiste à « évaluer et conseiller » OU « discuter » OU « conseiller », alors vous serez noté sur des actions telles qu’obtenir des informations clés sur le problème du patient, comprendre la manière dont le patient perçoit le problème, AINSI QUE sur les mesures prises, comme prodiguer des conseils au patient, lui donner des renseignements et recommander un suivi en fonction de la nature du problème.
  • Si la tâche consiste à « évaluer et prendre le patient en charge », vous serez noté en fonction de la manière dont vous aurez établi le diagnostic (par exemple, anamnèse et/ou décrire l’examen physique) ET celle dont vous aurez géré le problème, ce qui peut comprendre prescrire des investigations ou décider immédiatement d’un traitement.
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Pour chaque station, vous devez choisir quels sont les renseignements et les actes les plus pertinents d’un point de vue clinique, compte tenu des données concernant le patient ET du temps qui vous est donné. Il est important de vous fixer des priorités.

Les questions sont trop nombreuses

Poser autant de questions que possible, en particulier d’une manière désordonnée et très rapide, dans l’espoir de poser assez de bonnes questions, n’est pas une bonne stratégie. Le temps relativement court accordé pour chaque tâche exige que vous organisiez votre approche, de préférence en la fondant sur un diagnostic différentiel ou dans le but d’établir un diagnostic différentiel.

Les consignes sont mal interprétées

Il arrive parfois que des candidats abordent une station en se demandant « ce qui se cache derrière les consignes », plutôt qu’en adoptant une approche clinique appropriée au problème du patient. Par exemple, les consignes indiquent des maux de ventre et l’on vous demande de décrire l’examen physique centré sur le problème du patient. Si vous débutez la station en décrivant un examen abdominal de base complet (une inspection, une auscultation et une palpation des quatre quadrants), cela n’est généralement pas suffisant pour bien réussir. Il se peut même que vous ayez décrit des manœuvres non pertinentes pour identifier le diagnostic le plus probable chez ce patient.

Dans le cadre d’un examen physique ciblé, il faut s’efforcer de poser un diagnostic et d’écarter les diagnostics différentiels. Dans l’exemple qui précède, l’examen de l’abdomen est certes important mais, à la lumière des données des consignes et de ce que vous avez trouvé (ou n’avez pas trouvé) à l’examen physique, il peut exister d’autres manœuvres et/ou d’autres systèmes qu’il serait bon de prendre en considération pour confirmer ou infirmer les diagnostics différentiels.

Les questions fermées sont trop nombreuses

Les questions ouvertes sont très utiles lorsqu’on subit cet examen, tout comme en pratique clinique. Même une question d’ordre général comme « Dites-moi pourquoi vous êtes ici » n’incite peut-être pas le patient à communiquer tous les renseignements dont le candidat a besoin, elle fournit certainement un point de départ. Des questions telles que « Pouvez-vous me décrire la douleur ? » ou « Avez-vous remarqué d’autres changements ? » sont utiles. Vous devrez probablement poser des questions plus précises afin d’obtenir du patient une image globale, mais il est plus simple de partir des commentaires du patient que de vous lancer dans une série de questions fermées qui limitent la réponse du patient à « oui» ou à « non ».

Souvenez-vous que, comme dans la réalité, les patients ne mentionneront pas les problèmes qu’ils n’ont pas et n’indiqueront probablement pas les changements qu’ils n’attribuent pas à leur problème présent. Votre note sera déterminée en fonction de votre habileté à vérifier tous les renseignements importants, non pas seulement les indices positifs. Si un patient vous dit qu’il n’a aucun autre symptôme mais que vous devez savoir s’il a perdu du poids ou s’il a remarqué des changements neurologiques pour établir votre diagnostic, alors vous devriez l’interroger précisément à ce sujet.

Aptitude à écouter les patients est déficiente

Les patients affirment souvent que les candidats ne les écoutent pas et qu’ils laissent passer des informations importantes. Si la réponse donnée par un patient n’est pas claire ET que le sujet est important, insistez un peu sur ce point. Par exemple, si vous demandez au patient s’il a déjà eu ce problème auparavant et qu’il dit « pas comme ça », il peut être bon de vérifier ce qu’il entend par « pas comme ça ».

Si vous semblez indifférent à leurs préoccupations, les patients ont comme consigne d’agir en conséquence; vous obtiendrez alors moins de renseignements de leur part. Ils n’ont pas à donner d’emblée toute l’information. Vous devez, entre autres, savoir recueillir l’information. Comme dans la réalité de la pratique clinique, les patients seront peu enclins à vous confier des craintes cachées ou des renseignements embarrassants s’ils vous sentent hostile à leur égard, indifférent, ou s’ils ont l’impression que vous les jugez.

Ne pas décrire ce que vous effectueriez et ce que vous recherchez durant les stations d’examen physique

Aucun point n’est accordé pour les manoeuvres d’examen physique que vous effectueriez à moins que vous n’indiquiez à l’examinateur que vous feriez un tel examen et ce que vous rechercheriez. Dans la plupart des cas, l’examinateur possède des renseignements qu’il peut vous donner, mais il ne peut le faire qu’une fois que vous lui aurez indiqué quel examen vous voudriez faire et ce que vous rechercheriez (par ex., « j’évaluerais la force de préhension du patient en cherchant une faiblesse dans la main droite ».

Pour en apprendre davantage sur l’examen, veuillez consulter Se préparer aux stations d’ECOS et Orientation sur l’ECOS.

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L’urgence du problème du patient n’est pas détectée

Lorsque vous êtes confronté à un problème urgent, comme un patient présentant un problème grave ou un trauma, hiérarchisez les priorités cliniques. Faites d’abord les choses les plus importantes puis, si nécessaire, demandez plus de renseignements ou prescrivez certains tests. Attention! Ne prescrivez pas mécaniquement des examens ou des traitements avant de bien comprendre la situation particulière du patient. Si vous agissez de la sorte, l’examinateur l’inscrira sur votre feuille d’examen car cela peut se révéler dangereux dans la pratique.

Trop parler avec le patient

Il arrive que des candidats parlent trop avec le patient. Ils perdent alors un temps précieux et se privent d’information. L’efficacité ne doit pas exclure la courtoisie professionnelle, comme se présenter ou expliquer brièvement la nécessité de poser une question délicate ou de se livrer à une manipulation douloureuse, mais ne vous laissez pas entraîner. Vous devez vous exprimer dans un langage que le patient peut comprendre. Vous ne devez pas citer des passages de manuels médicaux à l’examinateur. Votre manière d’agir en dit long sur votre attitude envers le patient, tant à celui-ci qu’à l’examinateur; vous n’avez pas besoin de parler de façon ininterrompue. Évitez de faire la leçon ou de faire étalage de vos connaissances.

Fournir des renseignements trop généraux

Au cours de certaines stations, vous devez donner au patient des renseignements ou des conseils pertinents concernant son problème. Certains candidats semblent ne pas comprendre l’objectif de ces stations; ils font des déclarations d’ordre général telles que « Il y a des risques associés à ceci et vous devriez vraiment faire cela ». Si le candidat doit donner des conseils à un patient, on s’attend à ce que l’information fournie soit d’une qualité qui reflète les capacités du candidat en tant que médecin, qu’elle permette au patient de prendre une décision éclairée et à ce qu’elle ne se limite pas à l’information du domaine public.