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Une tribune pour l’apprentissage

Le 25 mai 2018

Le CMC renseigne ses intervenants – et les écoute aussi 

La Conférence canadienne sur l’éducation médicale annuelle, qui s’est tenue à Halifax du 28 avril au 1er mai, a fourni au Conseil médical du Canada (CMC) une occasion unique de parler à ses partenaires, au corps enseignant et aux étudiants des nombreux rôles qu’il joue et d’entendre ce que les intervenants avaient à dire.

Le CMC a tenu une séance administrative dans une salle remplie (voir Information au sujet des modifications qui seront apportées aux examens), a installé un kiosque et a exposé une affiche pour informer la prochaine génération de médecins au sujet du CMC. Les employés du CMC ont animé des ateliers et présenté des exposés, et une chercheuse du CMC a aussi fait part de sa recherche primée sur un enjeu touchant l’offre de médecins au Canada.

Communication

« Les employés du CMC ont communiqué avec les nombreux participants qui ont visité notre kiosque », a dit Mme Stephanie Roy, chef d’équipe des communications pour le CMC. Environ 60 % d’entre eux étaient des étudiants, et le thème central des questions portait sur les nouveaux examens d’aptitude du Conseil médical du Canada.

Les étudiants ont été attirés par le portail interactif, et le personnel a expliqué plus en détail le Plan directeur sur lequel sont maintenant fondés les examens. Selon Mme Roy, la conférence a été une excellente occasion pour parler aux étudiants avant qu’ils commencent à étudier en vue de l’examen, au cours des prochaines années.

Les participants de la conférence en ont aussi appris davantage au sujet des cinq organisations partenaires qui ont fondé la conférence annuelle, grâce à de grandes affiches d’information qui ont permis d’orienter les personnes présentes par rapport aux rôles de ces organisations clés dans le paysage médical canadien. 

Découverte en matière de recherche

De nombreux médecins qui souhaitent pratiquer au Canada viennent d’autres pays, mais un grand nombre d’entre eux sont des Canadiens qui étudient à l’étranger puis reviennent au pays. Pendant longtemps, le CMC estimait que ces médecins étaient peu nombreux. « Empiriquement, nous savions que le vrai chiffre était supérieur, mais nous avons été surpris d’apprendre à quel point il l’était », a expliqué Mme Ilona Bartman, associée de recherche en enseignement médical au bureau du PDG du CMC.

Sa recherche pour établir la portée de ce phénomène a été présentée sous forme d’affiche (en anglais seulement) lors de la conférence. Juste avant la conférence, elle avait présenté ses conclusions de recherche à l’occasion de la Journée Meridith Marks pour les activités de recherche et les innovations en éducation médicale de l’Université d’Ottawa, repartant avec le prix de la « meilleure présentation ».

Mme Bartman a examiné les différences dans les proportions de Canadiens qui étudient la médecine à l’étranger entre le CMC et une organisation américaine qui recueille des données semblables. Elle a constaté que les chiffres de l’organisation américaine étaient très supérieurs, et cette dernière posait la question de façon différente. Tandis que le CMC demandait aux diplômés des facultés de médecine dans quel pays ils étaient nés, les données américaines étaient fondées sur leur citoyenneté au moment de leur admission à la faculté de médecine. Cette question englobait les étudiants nés ailleurs qui étaient venus au Canada durant l’enfance ou l’adolescence, étaient allés étudier à l’étranger, puis avaient souhaité pratiquer au Canada. Par conséquent, en 2016, le CMC a changé la question qu’il posait aux étudiants se soumettant à l’examen d’évaluation du Conseil médical du Canada (EECMC) et à l’examen de la Collaboration nationale en matière d’évaluation (CNE).

« Le nombre de Canadiens qui étudient à l’étranger a augmenté d’un tiers pour l’EECMC, et encore davantage pour l’examen de la CNE », a dit Mme Bartman. 

Selon elle, cette constatation a des répercussions sur la planification du CMC. « Cela nous permet de mieux comprendre notre cohorte qui se soumet à des examens. Nous pouvons concevoir de meilleures méthodes d’examen et prévoir de façon plus exacte le nombre futur de candidats. »