Le Conseil médical du Canada

Un président quatre saisons

Un président quatre saisons

8 décembre 2017

PROFIL : Dr Brent Kvern

Le Dr Brent Kvern, en tant que président du Comité central des examens du CMC, s’assure que tout fonctionne bien

Le Dr Brent Kvern court en toute saison, même durant le pénible hiver du Manitoba. Une telle détermination l’a très bien servi au cours des nombreuses années où il a agi à titre de président du Comité central des examens (CCE). Avant de prendre les rênes du CCE en 2014, le Dr Kvern a été membre, et ensuite président du Comité d’épreuve de médecine. Il a déclaré que cette expérience, ainsi que le fait qu’il a continué d’exercer la médecine au centre de médecine familiale de l’hôpital Saint‑Boniface à Winnipeg, l’a aidé à bien comprendre les exigences auxquelles doivent répondre les médecins d’aujourd’hui.

Le nerf central des examens

Le CCE supervise et gouverne l’examen d’aptitude du Conseil médical du Canada (EACMC), partie I, et l’EACMC, partie II, et constitue un comité de comités. Les questions de l’EACMC, partie I, sont élaborées par sept comités d’épreuves. Les scénarios relatifs à l’examen clinique objectif structuré (ECOS) permettant d’évaluer le rendement sont élaborés par un comité responsable de l’EACMC, partie II. Les présidents de ces comités se rassemblent deux fois par année, en juin et en décembre, pour former le CCE. Les comités d’épreuves élaborent des questions ou des scénarios précis, tandis que « le CCE détermine les attentes et veille à ce que les domaines sur lesquels il faut travailler fassent l’objet d’un suivi », affirme le DKvern (l’examen d’évaluation du CMC, qui est en train d’être retiré, et l’examen de la Collaboration nationale en matière d’évaluation sont gouvernés par d’autres comités de surveillance).

Le CCE joue plusieurs rôles essentiels dans l’établissement et la prestation des examens, ce qui mène à un horaire chargé pour ses membres. « Les réunions durent de deux jours et demi à trois jours », mentionne le Dr Kvern. « Il s’y passe beaucoup de choses. »

D’abord, le CCE « veille à ce que le plan directeur ou la feuille de route relatifs aux domaines que nous voulons échantillonner et intégrer dans l’examen soient respectés », déclare le Dr Kvern. « Nous avons recommandé le plan directeur au Conseil du CMC, qui l’a ratifié. »

Le CCE veille également à ce que les travaux des divers comités d’épreuves soient harmonisés. Enfin, le CCE est responsable de la prestation des examens.


Un des avantages d’avoir tous les présidents des comités d’épreuves réunis est qu’ils comprennent les enjeux liés aux examens, ce qu’ils évaluent et pourquoi, et qu’ils s’assurent que les membres de leur comité travaillent tous dans le même sens.

 Nous voulons nous assurer que l’examen est offert de façon uniforme d’un centre à l’autre »

Dr Brent Kvern,
Président, Comité central des examens

 

Cependant, parfois les choses tournent mal malgré tous les efforts de chacun : les ordinateurs utilisés pour l’examen tombent en panne, une alarme de feu se déclenche ou un candidat est malade et doit partir. On encourage les candidats à soumettre des rapports d’incident dans de tels cas. Ces rapports sont examinés par le CCE. « Nous déterminons ce qui devrait être fait et veillons à ce que la mesure prise soit juste pour le candidat. »

Juste et valide

« Le CMC est l’un des chefs de file mondiaux au chapitre de l’évaluation juste et valide des capacités des candidats », déclare le Dr Kvern. Le CMC y veille de plusieurs façons.

La note de passage pour les candidats est déterminée par l’entremise d’exercices d’établissement du seuil de réussite. Le CCE autorise le processus utilisé dans le cadre de ces exercices, déclare le Dr Kvern, et établit la note de passage pour l’examen après avoir discuté des résultats découlant des exercices d’établissement du seuil de réussite.

Le CCE se penche également sur le « rendement » des examens, c’est‑à‑dire la mesure dans laquelle ils permettent de faire une distinction entre les candidats qui respectent la norme et ceux qui ne la respectent pas. Le DKvern souligne que, si tout le monde répond correctement à une question, ou si personne n’y répond correctement, « cela peut signifier qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec cette question ».

« Il faut s’assurer que toutes les questions contribuent d’une façon significative et valide à l’évaluation de la capacité de chaque candidat. »

Les candidats ne se rendent peut‑être pas compte du fait que certaines questions de n’importe quel examen sont des questions pilotes qu’on a intégrées afin de vérifier si elles donnent le résultat voulu. Même si « nos comités sont bien formés quant à la méthodologie liée à la rédaction de questions de bonne qualité, parfois, des choses nous échappent ». Si une question pilote dans un examen ne donne pas de bons résultats, elle n’est pas prise en compte dans la note, affirme le DKvern. Les stations pilotes ECOS ne sont pas prises en compte dans la note finale de l’EACMC, partie II.

Évolution au fil du temps

Les réunions du CCE étaient auparavant organisées à la suite des sessions de prestation de l’EACMC, partie I et l’EACMC, partie II. Avec les changements prévus pour ces examens en 2018, et le fait que l’EACMC, partie I, sera offert beaucoup plus souvent au cours de l’année, le DKvern dit que le CCE devra trouver une façon d’examiner les sessions de façon continue.

Cependant, de tels défis n’empêcheront pas le DKvern de montrer l’exemple quant à l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. En effet, il trouvera du temps pour se rendre à son chalet et naviguer sur le lac en été et il continuera de courir tout au long de l’hiver.

 

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